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La table de Peutinger

L’unité de mesure

Le problème de la table de Peutinger est que personne ne connaît l’unité de la mesure noté entre les villes. La conclusion officielle est que: « plusieurs unités de mesure sont utilisées »

   Imaginez vous traverser la France avec un GPS qui vous donne la route de Lille àParis en miles  puis de Paris à Lyon en km puis de Lyon à Marseille en Stades. Sans être informé du changement d’unité. Le GPS ne serait d’aucun intérêt.

  C’est impensable. Le but de ce travail est de démontrer que:

 

 ce ne sont pas les unités de mesure qui posent des problèmes mais: 

 

« Une mauvaise localisation des villes Romaines sur la carte de France ».

 

 

 

 

    LaTable de Peutinger fut découverte en 1494 par Conrad Celtis. On ne sait ni comment l'humaniste vint en possession de ce document, ni où il a été préparé : si l'on se fie aux étapes de Celtis à cette époque, les bibliothèques possibles sont celles du chapitre cathédral de Worms, de Spire, de Colmar, de l'abbaye de Tegernsee, ou une imprimerie de Bâle. Elle porte le nom de l'humaniste et amateur d'antiquités Konrad Peutinger (1465-1547), qui la reçut en héritage de son ami Conrad Celtis en 1508. Bien qu'il fût dans les intentions de Peutinger de publier la carte, il mourut avant de mener à bien cette tâche. À la mort de Peutinger, une copie de cette carte fut exécutée à la demande de sa famille, et c'est grâce à cette copie qu'Abraham Ortelius en donna l'édition imprimée en 1598 à Anvers.

 

Étude ancienne.

Réalisée pour 

« permettre une « compréhension intelligente de la table de Peutinger ».

        Les technologies nouvelles, en particulier Internet permettent à tout un chacun de consulter des documents numérisés, de recouper et comparer les sources plus ou moins anciennes, (cartes, écrits, dont des traductions sont très instructives à comparer). 

         Cet exercice soumet à la critique du plus grand nombre les écrits de spécialiste qui souvent, n’ont pas pu accéder de manière classique à l’ensemble de ces sources. 

 

      L’ancienneté d’une erreur historique, répétée, reprise et rééditée sur des siècles par des générations de spécialistes de bonne foi et fort sérieux, ne devrait plus suffire à la transformer en vérité quand il est possible avec des raison valables et objectives de remettre en cause son origine. Cetterecherche de la vérité historique ne relève pas du révisionnisme mais de l’honnêteté intellectuelle et dans ce domaine il n’y a pas de diplôme universitaire. L’obstination même des spécialistes les apparentent aux anti Dreyfusards.

 

Clic sur image pour avoir son étude

 

 

Coefficient Dassié: I=2450m

 
Tableau de conversion des longueurs inscrites sur la carte

En utilisant  le coefficient de J Dassié de 2450 m / unité Peutinger

 

Sur ce trajet antique, les marges d’erreur peuvent être dues à:

 

1) Les chiffres Romain de la table de Peutinger n’ont pas de dixièmes après la virgule ce qui laisse pour une unité de mesure de 2450m une marge d’erreur de 1250m en plus ou en moins. 
2) Les cartes d’aujourd’hui utilisent les hôtels de villes comme point de départ, ce n’était pas le cas dans l’antiquité. Les arpenteurs mesuraient depuis la porte de sortie d’une ville à la porte d’entrée d’une autre ville.
3) Les routes antiques ne sont pas clairement identifiés. 

 

4) À une mauvaise localisation des villes sur la carte de France.
 
 
Le tableau:
 
1) La colonne centrale écrite en brun liste le trajet entre Feurs et Rodez. Entre chaque ville recopiée en Latin, un chiffre Romain donne les unités de longueur notées sur la table de Peutinger. La table ne donne pas la valeur de ces unités.
 
2) Les colonnes à droite écrites en noir donne l'interprétation Française des noms Gaulois portés sur la carte. La distance entre ces villes est mesurée sur géoportail en km. On peut en déduire un coefficient de longueur en divisant la distance Géoportail par le nombre d'unités portées sur la table.  Ce coefficient n'est jamais le même entre chaque ville. Il est à l'origine de notre doute de la bonne localisation des villes sur la carte de Woobourg qui reprend l'ancienne carte de redressement de la Gaule ci dessus. La colonne à l'extrême droite donne la différence de longueur entre les mesures prises sur la carte de Woobourg et notre nouvelle re-localisation.
 
3) La colonne à Gauche de la colonne centrale en bleu liste la nouvelle re-localisation que nous proposons avec une unité de 2450m proposée par J. Dassiè. La distance inter ville est calculée en multipliant le coefficient par le nombre d'unité de la table. En cliquant sur le nouveau trajet mesuré, vous tomberez sur une carte proposé par Géoportail. La colonne à l'extrême gauche affiche la différence de longueur entre les mesures Géoportail et les mesures notées sur Peutinger avec l'unité de J.Dassiè.

 

De Feurs à Rodez sur la table de Peutinger

Écart mesuré entre 

mesure avec coef Dassiè 

et nouvelle localisation

Trajet

mesuré

Nom des villes et calcul 

des distances avec l'unité

de mesure de 2,45 km

Nom des villes 

Unités de mesures

entre les villes 

Trajet

mesuré

calcul de l'unité de

mesure entre les villes

sur la carte de Woobourg

longueur de

l'unité de mesure

Écart mesuré entre 

mesure avec coef Dassiè 

et route Woobourg

    Feurs FORUM   Feurs    
1,25 km 23,75 km VIII x 2,45 = 22,5 km VIIII 23,5 km 23,5 km : XIIII =  2,6 km 1,25 km
    Moingt AQUIS SEGETE   Moingt    
0,5 km 42,10 km XVII x 2,45 = 41,6 km XVII 30,5 km 30,5 km :XVII =  1,79 km 12,5 km
    Craponne sur Arzon ICIDMAGO   Usson en Forez    
4,6 km 36,14 km XIII x 2,45 = 31,8 km XIII 33,50 km 33,5 km: XIII 2,57 km 1,7 km
    Le Puy en Velay REUESIONE   Saint Paulien    
2,2 km 27,2 km XII x 2,45 = 29,4 km XII 39,5 km 39,5 km : XII 3,2 km 10,1 km
    Monistrol d'Allier  CONDATE   Chapeauroux    
4,2 km 49,7km XXII x 2,45 = 53,9 km XXII 28 km 28  km : XXII 1,27 km 25,9 km
    Saint Chély d'Apcher ANDERITUM   Javol    
1,2 km 45,5 km XVIIII x 2,45 = 46,5 km XVIIII 27,9 km 27,9 km : XVIIII 1,46 km 18,6 km
    Laguiole ADSILANUM   Nasbinals    
5 km 53,8km XXIIII x 2,45 = 58,8 km XXIIII 60,6 km 60,6 km : XXIIII 2,45 km 0,8 km

 

 

 

 

Rodez SEGODUM   Rodez

Aucune unité de longueur

n'est iddentique entre deux villes.

         Il est impensable que l'unité de mesure change régulièrement d'un parcours à l'autre  sans que ce changement soit précisé pour l’utilisateur de la carte. Ceci décrédibilise le trajet de Woobourg.

          Aucun ratio n’est commun sur deux longueur de son parcours. L’hypothèse des unités de mesure différente est impensable.

         Mais avec une relocalisation de quelques villes le coéficient de J.Dassiè devient l'unité de mesure universelle de la table de Peutinger mais il faut que 

1) Icidmago soit à Craponne sur Arzon                 à la place d'Usson en Forez

2) Reuesione soit au Puy en Velay.                        à la place de Saint Paulien

3) Condate soit à Monistrol d’Allier.                      à la place de Chapeauroux

4) Anderitum soit à Saint Chèly d’Apcher.            à la place de Javol

5) Adsilanum soit à Laguiole.                                  à la place de Nasbinals

 

         Il serait nécessaire de reproduire ce mode de calcul sur d'autre parties du territoire pour confirmer cette hypothèse de relocalisation des villes Gauloises tient la route.

          Notre but est de reconstruire une carte de France avec une localisation des villes qui ne tienne compte que des distances entre elles en utilisant le coéfficient de J Dassié pour unité de mesure.

 

Voici un raport d'étude du professeur Christian Goudineau (voir article) qui semble confirmer que personne à l'heure actuelle ne soit  capable de proposer une solution de mesure crédible pour une lecture cohérente des unités de mesure portées sur la table de Peutinger.

Mr J.Dassiè est mentionné avec son hypothése qui reste sur un trajet local vu que personne ne remet en cause la localisation des villes Gauloises sur la carte de France.

 

 

Christian Goudineau est un archéologue, écrivain et historien de l'antiquité français, né en 1939. Professeur honoraire au Collège de France, il a été titulaire de la chaire des Antiquités nationales (1985-2010).

     clic sur image pour lire son rapport.

Agrégé de lettres classiques en 1962, Christian Goudineau est membre de l'École française de Rome de 1965 à 1968. En 1968, il est nommé assistant, puis chargé d'enseignement puis professeur à l'Université de Provence (Aix-en-Provence) en « antiquités nationales ». De 1975 à 1979, il est nommé directeur de l'U.E.R. « Lettres » de l'Université de Provence. Il quitte cette université en 1984, date de son élection au Collège de France1.

De 1969 à 1982, il est directeur des Antiquités historiques de Côte d'Azur et, depuis 1978, membre du Conseil supérieur de la recherche archéologique.

De 1985 à 1994, il est directeur de l'Unité propre de recherche du CNRS « Gallia - Gallia Préhistoire » et, entre 1992 et 1995, président du Comité de l'archéologie du CNRS.

De 1985 à 2001, il préside le conseil scientifique du Centre européen du Mont-Beuvray.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Paul Ronin. D'azur au lion d'argent.










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