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Après Bourges, César part à Décize

          [7,33] XXXIII. Quoiqu'il crût préjudiciable d'abandonner la guerre et l'ennemi, cependant, comme il savait combien d'inconvénients entraînent de pareilles dissensions, il partit dans la crainte qu'une cité si importante et si étroitement unie au peuple romain, une cité qu'il avait toujours protégée et comblée d'honneurs, n'en vînt aux violences et aux armes, et que le parti qui se croirait le moins fort n'appelât Vercingétorix à son secours; et il voulait prévenir ce danger. Comme les lois des Éduens ne permettaient pas au souverain magistrat de sortir du territoire, César, ne voulant paraître enfreindre en rien ni leur droit ni leurs lois, prit le parti d'aller lui-même dans leur pays, et cita devant lui, à Décétia, tout le sénat et les deux prétendants. Presque toute la cité s'y rassembla; il apprit de quelques personnes appelées en secret, que le frère avait proclamé son frère, dans un temps et dans un lieu contraires aux institutions; les lois défendaient non seulement de créer magistrats, mais même d'admettre dans le sénat deux personnes de la même famille, du vivant de l'une ou de l'autre. César obligea donc Cote de se démettre de sa magistrature, et ordonna que le pouvoir fût remis à Convictolitan que, suivant l'usage de la cité, les prêtres avaient élu avec l'intervention des magistrats.

          Une centaine de km entre Bourges et Decize. Trois étapes devraient suffire pour cette marche. Une petite bourgade entre Liger et Elaver, c’est Marzy, un autre Noviodunum. Les otages du début de cette campagne y sont enfermés. Mais on reparlera plus tard de cette citadelle, plus de détails sont donnés après la défaite Romaine de Gergovie. Ils nous informerons sur son histoire, sa géographie et sa géo-localisation.

 

          César a récupéré des vivres à Avaricum. Il retraverse le Berry dont les villes ont été dévastées par Vercingétorix. Le Gaulois ne cherche pas le contact avec les Romains. Mais il va les suivre de loin, il ne s’est certainement pas arrêté le bord du Liger qui je le rappelle arrose Némossos à cette époque. César est donc chez les Eduens, sur la rive droite de l’Elaver. Vercingétorix, s’il veut connaitre l’objectif de son ennemi doit, soit le suivre de loin en terrain découvert, soit profiter de l’obstacle militaire que représente ici l’Elaver pour se rapprocher de lui.

Si la réunion de Decize tourne mal, il ne sera pas loin pour prendre le parti de celui qui refusera l’autorité de César.

          César est sur la rive droite, Vercingétorix sur la Gauche. Sans vouloir faire un jeu de mot, l’Elaver est un allié du Gaulois. En effet, la rivière, très profonde et large pose un problème militaire à César qui est de l’autre coté. Vercingétorix peut facilement le contenir sur l’autre rive. Tout ceci n’est pas écrit dans le texte de « BG » mais il est évident que Vercingétorix n’a pas attendu César 30km plus bas sur la rive Ouest du Liger pour l’accompagner à Gergovie en Limagne.

 

         

 

 

 

 

 














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